Diagnostic et soin des arbres à Bordeaux

Beaucoup d'arbres sont abattus par précaution, faute d'avoir été examinés. Un houppier qui s'éclaircit, un champignon apparu au pied, une fissure repérée après un orage : ces signaux inquiètent légitimement, mais ils ne veulent pas tous dire la même chose, et rarement « il faut couper demain ».
Cette prestation consiste à répondre à une seule question : dans quel état est réellement cet arbre, et que peut-on faire ? Nous l'examinons du pied à la cime, nous vous remettons un compte rendu écrit, et nous proposons — quand elle existe — l'alternative à l'abattage.
Ce que nous regardons
Au pied : présence de champignons lignivores, état du collet, soulèvement du sol, blessures liées aux tondeuses ou aux travaux. Sur le tronc : écorce décollée, nécroses, cavités, coulures. Dans la couronne : proportion de bois mort, descente de cime, fourches à écorce incluse, branches désolidarisées.
Ce sont ces éléments, croisés avec l'essence, l'âge, l'exposition et l'historique des travaux, qui permettent de conclure. Un chêne creux peut être parfaitement stable ; un peuplier d'apparence saine peut être en fin de vie. La réponse ne se lit pas de la fenêtre du salon.
Le dépérissement lié aux étés secs
Depuis quelques années, un motif revient constamment en Gironde : des arbres adultes qui montrent une descente de cime, un feuillage réduit, des branches mortes en périphérie du houppier. Le déficit hydrique répété affaiblit l'arbre, qui devient ensuite vulnérable aux ravageurs et aux champignons secondaires.
Un arbre affaibli n'est pas un arbre condamné. Selon le degré d'atteinte, la conduite à tenir va d'une simple mise en observation à une réduction douce pour diminuer la surface foliaire à alimenter, en passant par des mesures au pied — décompactage, paillage, arrosage raisonné. Ce qui ne marche pas, c'est la taille sévère : elle achève un arbre déjà en déficit.